La motivation en pleine conscience : une force fragile

S’engager dans une démarche de pleine conscience n’est pas facile, et encore moins le faire régulièrement tous les jours.

Parfois c’est le travail qui est chronophage, parfois c’est la famille, parfois les deux.

Mais il y a aussi la motivation. Certains jours, je n’ai pas la volonté de commencer une séance formelle, guidée par le CD. Je préfère réaliser des petits instants de conscience, de présence dans mes gestes au quotidien (vaisselle, ménage, toilette, repas, visionnage d’un film, écoute d’un interlocuteur, regard sur un paysage).

Qu’est-ce que la motivation ? De la simple volonté ?

Le principe de la pleine conscience exclue toute recherche d’un but, d’un résultat. Et accepter ce qui se passe même si cela est désagréable.

Or, la motivation est souvent liée à la vision d’un objectif à atteindre. Ce qui peut apporter de la confusion. Pourquoi expérimenter cette pratique si je ne dois pas vouloir obtenir un mieux-être ? Comment tenir dans le temps si je ne suis même pas sûre de me sentir plus sereine après un certain nombre de séances ?

Je peux me dire que cette pratique ne me sécurise pas, car je ne connais pas les conséquences de cette introspection. Le fait de me concentrer sur moi-même peut être anxiogène et provoquer l’effet inverse de ce que je recherche.

Le 17 décembre 2015, je ne voulais pas faire ma séance. J’ai ressenti une émotion dans mon corps et dans ma tête, lorsque j’ai fait le choix de l’effectuer malgré tout. Cette sensation a ressemblé a une sorte de combat (léger) contre une partie de moi-même qui refusait d’être contrainte.

Pratiquer la pleine conscience est une forme d’engagement envers soi-même. Mais la motivation est liée à plusieurs facteurs internes, externes à l’être humain.

Si je suis malade, déprimée, triste, ou l’inverse, extrêmement joyeuse et en pleine santé, il se peut que je ne sente pas en moi la motivation à me mettre assise sans bouger pendant 40 minutes.

Peut-être alors juste passer quelques instants en silence, au calme, sans rien faire de particulier. Parfois j’aime regarder à travers ma fenêtre les nuages passer, les oiseaux voler, entendre le bruit du vent dans les quelques arbres se trouvant au bords de la route.

Ces petits instants de pause pourraient-ils être considérés comme de la paresse ?

Que l’on appelle cela comme on veut : paresse, fainéantise, fatigue, démotivation, voire sagesse… S’octroyer des moments à soi, pendant quelques instants, ne fait pas de mal, voire peut être réellement bénéfique.

Je pense que la motivation qui amène à expérimenter certaines pratiques de bien-être repose, certes, sur une recherche de bien-être, mais est conditionnée également par le regard et le jugement que peuvent porter une société sur le comportement adéquat que doit avoir un individu. Et à une propension à se comparer à d’autres. Ajoutez à cela une perception d’un monde non sécurisant et déstructuré et vous aurez l’apparition du malaise.

Bon Présent A Vous©.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Mes prestations

Je m’adapte à vos besoins à chaque moment de votre vie (personnelle, professionnelle).

Retrouver confiance, développer sa concentration, accepter les aléas de la vie avec + de sérénité.

Le suivi individuel me permet d’être davantage à votre écoute et de personnaliser les activités.

Public

Adultes

  • Particuliers
  • Entreprises
  • Professionnels de l’action sociale et de la santé

Toute personne motivée et curieuse

  • Permanences dans les établissements
  • Déplacements à domicile
  • Séances individuelles

Tarifs

  • 1 séance gratuite de découverte et de confiance mutuelle
  • « Individuel » + Forfaitsà partir de 7 €

 

 

Ateliers

Orienter son attention sur 1 des 5 sens :

  • Ouïe (chant oiseaux, souffle du vent, cacophonie des bruits de la ville)
  • Goût (pendant une pause café, pause repas)
  • Toucher (la douceur d’un pull, rugosité de l’écorce d’un arbre)
  • Vue (une couleur, une forme, un élément de la nature, de son environnement)
  • Odorat (d’un aliment, de l’air)

Variations suivant le lieu et le choix, le besoin de la personne

Me suivre sur